Race class 101, cours #1: Les concepts de race, d’ethnicité et de nationalité ne sont pas interchangeables

Note: Mes multiples débats sur Twitter et les discussions auquels j’ai assistés en classe à ce sujet, est ce qui m’a poussé à écrire cet article. En espérant qu’on puisse lancer une discussion constructive et apprendre les uns des autres.

Au 18e siècle, un médecin et botaniste suédois nommé Carl Von Linné a inventé un concept de classification de l’espèce humaine que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de « race ». Carl Von Linné est reconnu pour ses travaux sur la taxonomie, une branche de la biologie, qui a pour objet de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités afin de les identifier, les nommer et les classer via des clés de détermination.

Ce botaniste en question a décidé d’appliquer cette méthode de classification aux êtres humains qu’il a divisé en quatre catégories : Africanus, Americanus, Asiaticus et Europeanus. Chaque classe possédait des traits de caractères bien spécifiques qu’il attribua d’abord à leurs positions géographiques, mais qui furent ensuite attribué à leur couleur de peau.

Africanus (Africains): flegmatiques, noirs de peau, lents, détendus et négligents

Americanus (Autochtone): colériques, rouges de peau, francs, enthousiastes et combatifs

Asiaticus (Asiatique): mélancoliques, jaunes de peau, inflexibles, sévères et avaricieux

Europeanus (Européens): sanguins et pâles, musclés, rapides, astucieux et inventifs

Voilà ce dont on parle, lorsqu’il est question de race. De cette classification (raciste) d’êtres humains en fonction de leurs traits physiques, principalement de la couleur de peau. Maintenant pourquoi est-il important de différencier le concepte de race avec ceux de nationalité et d’ethnicités? Pour éviter d’effacer la réalité des autres.
Comme mentionné plus haut, cette idée d’article m’est venue à cause de divers discussions et débats tenus sur les réseaux sociaux et en classe.
« Je ne suis pas blanche, je suis égyptienne! » est un exemple de chose (parmi tant d’autre) que j’ai entendu dans une discussion de classe et que j’aimerais adresser… d’où la raison de l’article.
Vivre au Québec et ne pas être d’origine canadienne-française/ou européenne ne fait pas de toi une personne non-blanche. Il est possible d’être égyptienne et blanche, de la même manière qu’il est possible pour moi d’être noire et canadienne. Blanche étant la race de ladite personne et égyptienne, sa nationalité. Je pense qu’on s’est tous mis d’accord sur le fait que lorsqu’on parle de race, on parle de trait physique et plus spécifiquement de couleur de peau. Mais lorsqu’on parle de nationalité qu’est-ce que cela veut dire?
Selon le petit Larousse, la nationalité est l’appartenance juridique d’une personne à la population constitutive d’un État. En d’autres mot, c’est le pays dans lequel tu es né ou le pays duquel tu as obtenu ta citoyenneté (donc celui sous lequel tu es sous juridiction).
Par exemple, j’ai la nationalité canadienne parce que je suis né au Canada. On peut également rajouté que je suis d’origine haïtienne parce que mes deux parents sont nés et ont grandi en Haïti. Je suis donc Noire ET Canadienne. Ma nationalité ne détermine pas ma race et vice versa.
Et quand on parle d’ethnicité on parle de quoi au juste? Selon moi, ce concept est celui qui est le plus souvent échangé avec celui de race. Mais voici ce que nous donne le dictionnaire Larousse comme définition : « Groupement d’individus ayant même origine, ou tout au moins une histoire et des traditions communes ». Exemple de groupes ethniques? Les Arabes et les Latinos. Ces deux ethnicités sont également considérées comme étant des races et c’est compréhensible.

Dans les pays occidentaux à majorité blanche, les Latinos et les Arabes sont des communautés racisées, c’est-à-dire qu’elles vivent et expérimentent toutes sorte de discrimination lié à leur couleur de peaux très physique, culture et langages. Et c’est effectivement du racisme malgré le fait qu’ils ne soient pas catégorisés dans le classement « originale » de race. N’empêche, dans les pays arabes et latinos, les personnes noires, asiatiques, autochtones, et blanches existent et la même dynamique de pouvoir racial se manifeste là-bas de la même façon qu’il se manifeste ici. Voir une personne latine comme non-blanche juste parce qu’elle vit aussi une discrimination raciale serait ignorer et effacer la réalité des Afro-Latinos, des Afro-Arabes qui vivent des discriminations raciales chez eux.

Le concepte de race — et tout ce qui l’englobe est un concept complexe — souvent jugé simple par plusieurs. Étant donné qu’il est question de science humaine, les gens se croient experts simplement parce qu’ils ont une certaine opinion sur le sujet. Mais il y a plusieurs choses à comprendre avant d’être en mesure de donner son opinion et pour le début de cette nouvelle année, quoi de mieux que de finalement distinguer ses trois importantes notions?

Fin du premier cours de notre race class 101.

J’espère que vous avez apprécié et que vous n’hésiterez pas à poser vos questions.

From a sista,

Outta love.

PS: pour en savoir plus au sujet de Carl Von Linné, cliquez ici (site en anglais)

 

Mon Big Chop

J’ai coupé mes cheveux sur un coup de tête. Ce n’était pas du tout prévu. Je me souviens encore de la date parce que je l’ai fait la veille du mariage de mon cousin.

J’étais en train de me laver les cheveux, dans mon bain, aux alentours de onze heure du soir. Toute la maison était endormie.

Je lave toujours mes cheveux le soir pour une raison quelconque, même si j’ai toute la journée pour le faire. Je pense que ça me donne l’impression que j’ai tout mon temps. Cette soirée là, comme toute les autres, j’ai pris mon temps. J’admirais la définition que l’eau donnait à mes cheveux. Ils étaient tellement beaux! Tellement doux….

Cela faisait maintenant plus d’un an que j’avais pris la décision de transitionner. De me débarrasser de la permanente et retrouver mes cheveux crépus et pour être très honnête j’étais plus que tannée. Décider de transitionner au lieu de couper tous tes cheveux requiert tellement plus d’effort parce que tu deal avec deux textures complètement différentes dans ta tête : une texture permanentée (droite) et une texture naturelle (crépue).

J’ai toujours eu des cheveux longs donc j’imagine que couper mes cheveux d’un coup me faisait peur. J’ai préféré transitionner. Le problème c’est que plus mes cheveux crépus poussaient, plus j’avais envie d’en finir avec mes bouts permanentés.

Ça devenait de plus en plus compliqué de me coiffer. Mes cheveux ne ressemblaient à rien! Mes racines étaient crépues, gonflées, magnifiques mais ils étaient tirées vers le bas par mes bouts de cheveux permanentés. Mes cheveux étaient toujours coiffés en bun parce que c’était la seule coiffure que je pouvais faire et toujours avoir l’air présentable. J’étais prête à les couper mais ma mère insistait pour que je continue à y aller graduellement : « Tu as quasiment plus de permanente dans ta tête »
Faux. Il restait encore beaucoup de permanente et je sentais que mes cheveux permanentés étouffaient mes cheveux naturels et ralentissaient leur croissance. Et j’avais raison. Selon les nombreux vidéos YouTube que j’ai regardées sur le processus de transition, on mentionne que, lors de la transition, les cheveux permanentés devenaient trop lourd pour les cheveux naturels. Ce qui résultaient parfois au bris des cheveux, parce que les cheveux crépus sont extrêmement fragiles.

Je voulais les couper.

Je me suis donc mise à regarder plusieurs vidéos YouTube sur le big chop. Voir les réactions des filles quand elles sautaient le pas et observer quelle longueur leurs cheveux avaient atteint.

Le jour où j’ai fini par le faire, ce fut sur un coup de tête. Comme mentionné ci-haut, j’avais seulement prévu de me laver les cheveux. J’admirais la définition que l’eau donnait à mes boucles. Ils étaient tellement beaux! Tellement doux…pour ensuite tomber flat au bout parce que la permanente était toujours là. À ce rythme je serais encore en train de transitionner dans cinq ans. Impulsivement, je me suis emparée d’une pair de ciseaux, sans avoir aucune intention de tout couper ce soir. Je me suis dit « juste un peu », puis j’ai coupé ma première mèche. Voir le bout frisé se détacher du bout mort et droit m’a donnée beaucoup de satisfaction! Ouf! Beaucoup mieux! Donc naturellement j’ai coupé une autre mèche. Puis une autre, et encore une autre…jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à couper.
J’ai ramassé les cheveux et les ai jetés. Puis je me suis regardée dans le miroir.
« Je ne ressemble à rien ». Cette pensée a traversée mon esprit accompagné d’un sentiment de soulagement. Pas de larme, pas de sentiment de choque, juste du soulagement. J’ai pris un peigne et j’ai commencé à le passer dans mes cheveux maintenant courts et crépus.

Après avoir démêlé mes cheveux, j’avais maintenant un full blown mini fro sur la tête. Je pouvais travailler avec ça. Je me suis fait deux mini buns sur le côté et ai laisser l’arrière de mes cheveux en mini fro. J’ai pris un mouchoir pour protéger mes edges et suis allé dormir.

Mon histoire s’arrête là. Je pourrais parler du lendemain matin et de la mini crise que mes parents ont fait quand ils ont vu ma tête. Le questionnement de mes amies quand je leur ai envoyés des photos. Le petit moment de panique lorsque ma mère m’a fait réaliser que je devais marcher dans un mariage le lendemain…on allait faire quoi de mes cheveux? Je pourrais parler de tout ça mais je ne le ferai pas. Ce qui est important de savoir c’est que le sentiment de paix ne m’a jamais quitté malgré tout. Peu importe ce que les gens pensaient, j’étais satisfaite de mon choix.

Couper mes cheveux n’était pas ce que j’avais prévu, mais je sais que, si je l’ai fait, c’est parce que j’étais prête.

Toutes les critiques me passaient dix pieds au-dessus de la tête parce qu’à la fin de la journée je me sentais bien. Je me sentais un peu plus légère, un peu plus libre. Un peu plus moi.

Une fille noire à l’Académie comme au féminisme blanc.

L’Académie est ma nouvelle série pour ado québécoise préférée. Je suis vraiment passée de « je ne regarde pas de série québécoise » à « je kiff Jérémie », et par la suite de « Le chalet non plus c’est pas pire » pour finir à « L’Académie is my shit ». Progrès.

L’Académie, pour ceux qui ne connaissent pas la série, raconte l’histoire de 3 amies qui sont à leur dernière année de secondaire à l’Académie, un pensionnat exclusif (le genre qui n’est pas subventionné par le gouvernement), pour filles. Avant la rentrée, elles font un pacte : Pas de garçon, avant la graduation! Le pacte s’avère toutefois être plus difficile à respecter qu’elles le pensaient, vu que cette année, le pensionnat accepte pour la première fois des garçons dans l’établissement.

Évidemment j’ai tout de suite accroché, parce que clairement, j’ai une développé une obsession pour les émissions québécoises d’ado. De plus, c’est la première fois que je suis une série québécoise qui met de l’avant des élèves de l’école privée, pis ça donne un petit vibe Gossip Girl low key.

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Peu importe à quel point j’aime la série, par contre, c’est impossible pour moi de ne pas remarquer que tout le monde dans le show est blanc (Cliquez ici pour lire mon article sur le manque de diversité dans la télé québecoise). Je ne suis pas surprise, ni déçue, ni fâchée, mais c’est quelque chose que je remarque sans vraiment avoir à y réfléchir. Ma sœur m’a fait remarquer que l’un des personnages principaux, Wendy (personnage ma favori), n’avait pas l’aire tout à fait blanche. C’est vrai que si je plisse les yeux et penche ma tête sur le côté je vois ce qu’elle veut dire mais bon. Trop d’effort.

Pour comprendre un peu l’univers de l’Académie (et comprendre sa blancheur), j’ai pris le temps de regarder un petit documentaire sur celle qui a écrit l’histoire : Sarah-Maude Beauchesne. Dans le petit documentaire de 12 minutes, Sarah-Maude parle de sa passion pour l’écriture. Du fait qu’elle a toujours aimé écrire et qu’elle tient des journaux depuis l’âge de 8 ans. Elle s’est aussi parti un blogue dans son adolescence, « Les fourchettes », qui a maintenant 10 ans, et qui lui a permis au fil du temps de perfectionner son écriture. Elle a déjà écrit dans d’autres séries comme « Le chalet », mais L’Académie, c’était son idée à elle. Elle est fière du résultat final parce que c’était exactement comme elle l’avait imaginée.

J’ai voulu pousser un peu plus loin, savoir d’où elle venait. Et il s’avère que Sarah-Maude Beauchesne est allée dans une école secondaire privée de sa ville natale, Granby. Un des coins les plus blancs du Québec.
Les personnages de l’Académie sont inspirés par ses amis du secondaire. L’univers complet de l’Académie est inspiré des souvenirs de cette période précise de sa vie. Il y avait surement peu de person.nes racisées faisant partie de son monde back then, donc elle ne les a pas ajoutés dans la série, elle a surement pas vraiment pensé à en mettre et est fière du résultat en dépit de tout parce que son univers est blanc.

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Un peu comme le féminisme whitestream. Le mouvement féminisme dit « mainstream » aussi connu sous le nom de féminisme blanc (white + mainstream = whitestream), n’a jamais vraiment imaginé son féminisme se préoccuper de problèmes qui concerneraient des femmes non-blanches, non-hétérosexuelle et pauvres.

Lorsque le focus n’est pas sur la femme blanche, ça dérange.

Durant les dernières semaines, j’ai été témoin de plusieurs instances ou des féministes québécoises blanches ont demandé, de façon explicite ou implicite, à des féministes noires de se taire parce qu’elles dérangeaient. Que ce soit sur des posts Facebook, ou dans des salles de classe. Dans des conférences académiques, ou dans des évènements publics, le message est clair.

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Et qu’en est-il de l’intersectionnalité? On en parle beaucoup, mais qu’est-ce que c’est, au juste?

L’intersectionnalité c’est l’intersection, le croisement, entre les différentes formes de dominations ou de discriminations qu’une personne peut subir. Certaines femmes vont subir des discriminations multiples qui ne peuvent pas être analysé séparément. D’où l’impotrance que les voix de toutes les femmes soient entendus, pour que toutes les problématiques soient addressés, pas seulement celles des femmes blanches.

On parle souvent ces temps-ci d’intersectionnalité dans les milieux féminismes québécois, comme étant un concept poussant à l’inclusivité dans le mouvement et à l’acceptation des différentes identités, mais je ne pense pas que se soit un concept réellement compris, ou même accepté.

Leur idée du mot d’intersectionnalité c’est d’inviter des femmes racisées à parler pour la marche des femmes, mais ne pas les faire participer à l’organisation de ladite marche.

L’intersectionnalité pour les féministes blanches du Québec c’est d’aller sur la plateforme de Tout le monde en parle, pour parler du mouvement #moiaussi sans mentionner qu’il a été créé il y a plus de 10 ans par une femme noire, du nom de Tarana Burke. C’est de parler aux noms de toutes les femmes, sans se soucier, pas une seconde, du fait que leurs perspectives soient homogènes, et qu’elles parlent pour un groupe précis de femmes : les femmes blanches, de classe moyenne.

L’idée d’intersectionnalité au Québec, c’est de créer un « coin d’diversité » au Salon du livre, tout en tenant un panel féministe lors du même évènement, dans lequel il n’y a aucune « diversité ».  Ce qu’on appelle intersectionnalité au Québec laisse un mauvais arrière-goût dans la bouche.

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Un peu comme cette épisode de l’Académie que je regardais, où durant une classe sur le féministe, les filles ont nommé deux féministes qui les inspiraient, soit Michelle Obama et Beyonce. Le fait que les personnages de l’émission soient en mesure de reconnaître l’existence des femmes noires, mais que personne n’ai pensé à inclure de fille noire dans le cast, même pas en arrière-plan, me rend un peu mal à l’aise.

Et le problème majeur dans toute cette histoire c’est que bien que les femmes blanches soient mises à l’avant dans le mouvement, une bonne partie du travail pour lequel elles prennent tout le crédit, elles le doivent aux femmes noires. Comme mentionné plus haut le mouvement #metoo a été crée il y a plus de 10 ans par une femme noire du nom de Tarana Burke! Et le concept d’intersectionnalité? Il fut amené en 1989 par la juriste noire Kimberlé Crenshaw!

Et que dire de nos héroïnes noires qui étaient «féministe » avant l’existence de ce concept. Des héroïnes telles que Sanité Belair, révolutionnaire et officier de l’armée de Toussaint Louverture durant la révolution haïtienne.

Mon point est que même si je n’approuve pas le manque de diversité dans la série l’Académie, mais je le comprends. Le monde de Sarah-Maude Beauchesne est blanc, l’Académie est donc fidèle à son imaginaire. Et c’est vrai pour la plupart des créateurs blancs d’où l’importance de supporter les créateurs racisés (mais ca c’est une autre discussion).

Le mouvement féminisme par contre, n’est pas un mouvement qui a été construit uniquement par des femmes blanches de classe moyenne, bien qu’elles en ai pris le plein contrôle.

P’tete qu’on les dérange.…mais tu ne peux pas me poursuivre pour avoir brisé la fenêtre de la maison que j’ai construite

Message

From your sista

Str8 outta love

Ps: Je voulais juste montrer comment une fille noire dans l’uniforme de l’Académie serait on fleek. Point prouvé! Peut-être que maintenant que tout le monde le sait une fille noire va faire son apparition dans la saison 2? xoxoxo

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Can you do something else with your hair?

“Can you do something else with your hair?”
I always thought that I’d know what to do if something like this happened to me. Always thought that I’d know how to react. I thought that I’d never let anyone police my natural hair. Because I was so proud of it you know?

So naïve of me. So naïve.
My supervisor asked me this question. I could tell that he was uncomfortable. It seemed to be hard for him to just look me in the eyes. I know it was not his initiative, this order was coming from someone in a higher position. He was newly named supervisor, so of course he had to do the dirty work.

“It just that you know….you are at the front desk so….”
He was so uncomfortable. This whole situation was freaking awkward to be honest. I decided to act like it was no big deal. I was not about to cause a scene. And maybe lose my job. And be labelled as the “angry black girl”. Even if this anger was more than justified. Did they asked the white girls with messy ponytails to change their hair during a shift?

I didn’t tell him this of course. Instead, I replied with calm:

“No, I cannot…”
And it was the truth. I was not trying to be difficult. I had not the necessary tools to change the up-do that I did this morning. I was wearing two puffs, and I had no combs, no brush, and no gel, to change it up.

But he insisted.

“I know how hard it is for you I dated a black girl before…”
Oh shut up. I know that you are trying to relate but this is not helping at all. Just hush.

“Well….I think I could pin them down. Do buns instead of puffs? … anyway I think I can do something”
I did not understand myself. Didn’t know if what I was saying made any sense. I just wanted to get it over with.

“Okay just go ahead, I am ready to give you a whole 15 minutes to do this…”
HAHAHAHA this has to be a joke! 15 minutes?? With no comb?? I should be grateful I guess! And he thinks he understands…
“Perfect!” I replied, keeping my thought to myself.
While I was looking for my debit card in my locker, to buy some pins in a store nearby, I overheard my manager talking to my supervisor;
“Did she understand? …..Ok good the only thing that matters is that she gets it…”

So. Freakin. Humiliating.

They were talking in the office about my hair.

Seriously I felt like crying. What was the problem exactly? I already came to work with my two puffs before and nobody said anything. I did this up-do multiple times actually. The worst part is I used to be anxious about my hair when I first got this job. They insisted on the importance of wearing “professional” hairstyle.

But what does that even mean? For weeks I had been careful. Since I have natural kinky hair, I just didn’t know what I could or could not do. Being the only black girl in the workplace, it was hard to figure it out. I always made sure that my edges were laid.

But this morning….I knew my hair was not as laid as usual. I didn’t think it mattered though, they were okay. And who at work had their hair laid all the time? Nobody!

Nobody…and still….I was warned.

And it made me question my hair all day.

And I hated this feeling.

I was anxious the rest of the day. And for the next shifts I was anxious as well.

The next day my mom and my sister teased me on the fact that my hair wasn’t as laid as they usually are.

And I almost cried.

Plus that same day, it started snowing and I had to put a hood over my head. I couldn’t help but thinking “Will I mess up my hair?” It was getting ridiculous.

I love my hair so much. I am so proud, of what it represents. Wearing my natural hair, is going against the European standard of beauty. It makes me feel powerful…

Black and proud!
Black….and proud?
Am I really? Why did I care so much all of a sudden? Why does it makes me anxious? Why am I about to cry? Why didn’t I screamed to my supervisor that nothing, absolutely nothing was wrong with my hair? Why didn’t I confronted my manager? Why did I try to make THEM comfortable when I was the one experiencing the shame?
So many whys…

Until I realized that I did nothing wrong. I am just trying to survive in this white supremacist and capitalist society. I am trying to keep my job. And there was nothing wrong with that. THEY should question themselves and their actions. Not me.

My hair is beautiful. My hair defies gravity. My hair is magic.

And being a black girl in the workplace ain’t easy.

I didn’t know if I’d ever share this story. But I think it is more than necessary. Black women bodies are constantly policed and it is not okay.

It is racist.

I am more then aware that we are not all in a position that allows us to speak up.

That is why I decided to share it.

I want you to know that you are not alone. I am here. We are here. Let’s take our place.

Regardless of who gets uncomfortable.

This is a message from your sista,

Outta love

Always

 

 

 

COLLORISME

 

Collorisme def : préjugé ou discrimination envers les individus ayant une couleur de peau plus foncée. Cette discrimination est généralement exercée parmi des personnes faisant partie du même groupe ethnique ou racial.

 

Je n’écris pas cet article dans l’espoir de vous convaincre que le collorisme existe. On ne débat pas sur des faits. Si vous n’êtes pas convaincus que le collorisme existe, je vous invite à cliquer sur le petit « x » en haut à droite de votre écran. Cet article n’est pas pour vous.

J’écris cet article pour discuter de la façon dont le collorisme affecte les femmes noires particulièrement : je veux parler d’un collorisme genré. On vit dans un monde où il existe plusieurs systèmes d’oppression et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces systèmes d’oppressions opèrent rarement seuls. Par exemple, le racisme que j’expérimente, en tant que femme noire est toujours affecté par le fait que je sois une femme. L’homophobie qu’expérimente une personne noire homosexuel, sera toujours racisée. Pareil pour une personne noire qui vit avec un handicap, le racisme qu’elle va expérimenter sera aussi capaciste. On pourrait dire que ces oppressions sont multidimensionnelles, mais ce n’est pas totalement exact. Ces oppressions ne se rencontrent pas à une intersection…elles coexistent de façon permanente.

Le collorisme et le sexisme sont coexistant de façon permanente pour les femmes noires à la peau plus foncée, pour cette raison, elles n’expérimentent pas le collorisme de la même façon que les hommes noirs.

Le collorisme et le fait qu’on idolâtre l’esthétique de la suprématie blanche (le nez fin, les cheveux longs lisses, les yeux bleus, verts etc.) font qu’on néglige les femmes noires à la peau foncée. En fait, on abuse d’elles. Les femmes noires qui ont la peau plus claires et celles qui sont métisses (métis : dont les traits se rapprochent de l’esthétisme blanc, qui ne sont pas trop négroïdes), sont mises sur un piédestal. Encore une fois, ceci n’est pas un sujet de débat; je ne débats pas sur des faits.

On nous envoie constamment ce message de façon implicite ou explicite, qu’on en ait conscience ou non, que les femmes plus claires sont les meilleures. Graduellement, mais sûrement, la femme noire avec les 3C curls, la peau claire et les yeux verts est devenu LA représentation de la femme noire. Elle est celle qui se rapproche le plus esthétiquement de la femme blanche (l’épitôme de la féminité), donc c’est celle qu’il faut.

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Je sais, je sais: « Tout le monde a droit à ses préférences! ». Oui. Mais il faut comprendre que tes « préférences » ne vivent pas dans un cocon à l’abri du système suprématiste blanc dans lequel tu vis. Ce système a probablement construit ces préférences, que tu déclares être tiennes.

Le colorisme et l'esthetic supremasist blanc

La société patriarcale dans laquelle on vit, évalue la valeur d’une femme selon son taux de désirabilité. Et pour être vue comme désirable, il faut qu’elle puisse répondre aux standards de beauté établis par la société. Les femmes blanches répondent automatiquement à la plupart de ces standards. Les femmes noires à la peau claire et/ou avec des traits raciaux ambigus sont celles qui se rapprochent le plus de ces standards dans la communauté noire, donc elles sont considérées comme plus désirables, plus importantes et elles sont plus respectées.

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On nie souvent l’existence du collorisme quand ce problème est souligné, malgré le fait qu’il soit omniprésent. Et lorsque des femmes noires à la peau foncée essaient de parler de ce sujet, on les fait taire sous prétexte que « Nous sommes tous noirs! Il faut arrêter la division! » Cette réplique ressemble étrangement à celle qu’on donne aux noirs lorsqu’on parle de racisme « Nous sommes tous humains! Il faut arrêter la division! » Alors, pourquoi répète-t-on les mêmes arguments?

Les femmes noires « darkskin » veulent parler de collorisme et on leur empêche d’en parler…à cause du collorisme. Parce que leurs voix, leurs opinions et leurs sentiments ne comptent pas. C’est criant, c’est partout. Que ce soit implicite ou explicite, le collorisme est partout dans nos médias. Et si on se tait, si on ne dit rien, on devient complice.

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J’insiste également sur importancw de faire la différence entre l’intimidation et l’oppression systémique. Le collorisme est une oppression systémique qui affecte les personnes à la peau plus foncée chaque jour. Si on te niaise, ou qu’on est arrogant avec toi parce que tu es trop pâle pour « être un vrai noir », c’est de l’intimidation, pas une oppression systémique. Les deux ne sont aucunement comparables. On ne peut pas avoir la peau claire et vivre du collorisme, le collorisme va dans un seul sens. Avoir la peau claire est un privilège.

Et être privilégié ne veut pas dire que tu es moins noir qu’un autre. Cela ne veut pas dire non plus que tu n’expérimentes pas de racisme. Cela veut simplement dire qu’il y a des barrières que tu ne vas jamais rencontrer, des problèmes que tu ne vas jamais avoir à expérimenter, parce que ta peau est plus claire. Et le devoir qu’on a en tant que personne privilégiée, c’est de reconnaître ses privilèges et de passer le micro à ceux qui ne bénéficient pas d’autant de privilège.

On veut croire qu’on élève également les femmes noires à la peau plus foncée, mais la réalité est que lorsqu’on porte attention à ces femmes, elles répondent par d’autres critères esthétiques de la suprématie blanche (minces, élancées, traits fins). Si une fille à la peau foncée ne leur ressemble pas, elle a ces critères. On admire le fait qu’elles puissent répondre à ces critères, mais pas leur personne. Elles sont plus souvent méprisées, hyper sexualisées et ignorées. Et continuer ce problème, c’est leur faire violence.

Il est important de se lever et de combattre TOUTES les formes d’oppressions, surtout dans les cas où nous faisons partie de ceux qui bénéficient d’une particulière oppression. Nous pouvons être à la fois oppresseurs et oppressés. Dans ce système, ces deux situations ne sont pas mutuellement exclusives.

Critiquer le système lorsque nous sommes oppressés est beaucoup plus facile à faire que lorsque nous sommes les oppresseurs. Pourtant, c’est ce qui détermine si nous sommes réellement à la recherche de liberté… ou simplement à la recherche de pouvoir.

Parce que la liberté est pour tous, mais le pouvoir n’est que pour quelques-uns.

 

Montréal-Nord à travers mes yeux à moi

Mon amie et moi étions assises à notre table de cafétéria, en train de discuter, la bouche pleine de nourriture avec l’insouciance de jeunes ados de 15 ans. On discutait du marché Unik à Montréal-Nord, le marché où semblerait-il que toutes les mamans H de l’arrondissement de Montréal vont acheter leurs épices. Je détestais y aller, il y avait toujours trop de personnes, et ma mère me faisait toujours tenir le panier qui étais super lourd.
Mon amie et moi parlions de nos expériences dans ce marché parce qu’on se retrouvait toujours obligé d’y accompagner nos mères.
(Je crois qu’il y a des parents qui legit font des enfants juste pour qu’ils les aide avec les sacs de marchés…et bien sûr, pour pouvoir prendre plus que deux produits lorsqu’il y a des offres spéciales!)

Donc, pendant qu’on parlait, une fille qui mangeait sur notre table nous a interrompues et nous a demandé de quoi on discutait. Ce à quoi on lui a répondu :

« Oh rien juste d’un marché qui se trouve à Montréal Nord… »
Son expression a tout d’un coup changé. Elle est passé d’une expression de sincère curiosité à une sorte d’expression de dégout.

« Ew Montréal-Nord! Je ne sais pas comment vous faites pour aller là-bas… »

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? »

Mon ton étais sec, et j’avais haussé la voix. Je savais exactement ce qu’elle voulait dire. Je voulais juste voir si elle avait les guts d’exprimer sa pensée à voix haute dans ma face. Et vous savez quoi ? Elle les avait, les guts.

« C’est juste que c’est tellement dangereux là-bas, je n’arriverais même pas à marcher sur les trottoirs… »

Je ne me souviens pas de ce que je lui avais répondu exactement. Je me souviens juste de lui avoir crié après, beaucoup de choses. Mon amie aussi avait élevé la voix pour la reprendre. Je lui ai sûrement dit qu’elle ne savait pas de quoi elle parlait. Qu’elle n’était jamais allé là-bas, donc elle n’avait pas à en parler. Je lui ai surement dit (crié) que j’avais grandi là-bas moi, et que j’étais ben correct. Bref, elle ne s’attendait pas du tout à cette réaction elle s’est excusée et s’est tue par la suite. Nous aussi.

Cela fait déjà 4 ans que je n’habitais plus à Montréal-Nord. Mais j’y suis restée attachée. Je le suis encore d’ailleurs, je ne supporte pas d’entendre les gens parler en mal de ce quartier. Je sais que ce n’est pas vraiment leur faute. C’est ce qu’ils entendent dans les médias, à la télé, à la radio, partout, tout le temps. Lorsque j’écoute les nouvelles, je fais toujours des petites prières éclaires. Des prières du genre :

Seigneur, s’il te plait fait qu’il ne parle pas de gangs de rue aujourd’hui.

« Pierre paraît-il que ce serait une histoire de gagne de rue…

Mon Dieu, je t’en supplie rien qui implique des hommes noirs…

« ….la victime et le suspect seraient deux hommes noirs d’origine haïtienne, connu des policiers… »

Please pas à Montréal-Nord….c’mon!

 

« L’incident ce serait déroulé dans un parc à Montréal-Nord »

 

Soupir.

C’était assez récurrent. Pourtant cela ne m’effrayait pas moi. Montréal-Nord c’est chez moi, là où j’ai grandis. Là où j’ai appris à lire. J’ai fait ma première carte de bibliothèque là-bas. J’étais tellement fière! J’avais 6 ans environs, je prenais dix livres à la fois et me couchaient par terre pour les lire.
C’est là aussi que j’ai appris à monter à bicyclette. Mon père nous amenait dans la cour de récréation qu’il y avait à côté de chez nous (15 secondes de marche) et nous faisait pratiquer.
Il y avait aussi un parc a 30 secondes de marche, ma grand-mère nous y emmenait tout le temps mon frère et moi
Et les voisins d’en bas? L’appartement du dessous était occupé par des Marocains avec qui on s’entendait super bien. Leur deux plus vieux fils avaient les mêmes âges que mon frère et moi. Lorsque nos parents ne pouvaient pas nous emmener à l’école, ils le faisaient avec plaisir. C’était même devenu une routine.

Même après qu’on a déménagé, des années après, chaque fois qu’on passait devant cet appartement on disait « notre maison ». De l’extérieur on pouvait voir la fenêtre de ma (mon ancienne) chambre. Mon frère y avait collé un bonhomme de neige qui est resté longtemps après qu’on était partit. Je disais souvent « Regarde Ralph! Ton bonhomme de neige est encore sur la fenêtre de ma chambre! » Ça énervait royalement ma mère. Elle nous rappelait systématiquement que ce n’étais plus chez nous, donc ce n’était plus notre fenêtre, ni notre chambre. Et que cela n’a jamais été une maison, parce que c’est un appartement.
Yeah right. Hater.
Puis en 2008, il y a eu la mort de Fredy. Ça fait déjà 9 ans mais je m’en souviens encore. Je regardais la télé dans la chambre de ma mère. Aux nouvelles, ils en parlaient. J’avais 14 ans et j’étais très….naïve. On montrait à la télé des incendies causées, disait-on, par les gens du quartier. Des fenêtres brisées et des gens qui couraient partout.
La première chose que je me suis dit c’est : « wow….Fredy devait avoir beaucoup d’amis pour que sa mort affecte autant de gens »
Je vous promets c’est ce que j’ai pensé. Maintenant je sais que la mort de Fredy Villanueva était surtout la goute d’eau qui a fait déborder le vase. La tension entre les corps de police et les gens du quartier existe depuis un bon moment déjà.
Il y a beaucoup de policiers à Montréal-Nord. Je ne remarquais pas cela avant parce que j’étais habituée à en voir, les voitures de police faisaient partie du décor.
Mais le jour de mon 22e anniversaire, après onze ans de vie en tant que Lavalloise, l’évidence m’a frappée. Tout cela n’avait aucun sens. Je suis allée à Montréal-Nord pour rencontrer une amie, et je n’avais jamais été aussi consciente de la présence policière. Il était 5h du soir et le soleil brillait encore. Les enfants jouaient et s’amusaient dans la rue. Et les patrouilles de police étaient partout. Chaque fois que je tournais la tête, j’en apercevais une. À un point tel que j’ai exprimé mon agacement à voix haute:
« Mais pourquoi y a autant de policiers? »
Mon amie m’a regardée, indifférente.
« Tu sais pourquoi gee. On est à Montréal-Nord, c’est comme ça ici. »
Elle a raison, je sais pourquoi. Mais la raison me dérange.
Je voulais me référer à des statistiques pour que mon article paraisse plus legit. Des statistiques sur le profilage racial, sur des études expliquant la corrélation entre la présence de corps de police et celle des minorités visibles, des articles qui appuieraient mon point de vue.

Mais cette recherche vous pouvez la faire seule. Google est là pour cela. Je veux juste que le monde puisse voir Montréal-Nord de la même façon que je le vois.
Quand je pensais à Montréal-Nord je voyais une bibliothèque.
Je voyais ma première bicyclette. Je voyais mes voisins d’en bas. Je voyais le parc.
Maintenant c’est différent, je vois autre chose. Quand je pense à Montréal-Nord je vois La librairie Racines. Je vois Hoodstock. Je vois Fredy Villanueva. Je vois Bony Jean-Pierre. Je vois ma communauté, et je vois sa résilience.
Et vous, vous voyez quoi? Comment vous voyez ce quartier? Toujours de la même façon que les medias ou…vous arrivez enfin à voir Montréal-Nord à travers mes yeux à moi?

 

Looking for sistas!

Bonjour à tous!!
L’été est enfin arrivé….ok, ok il ne se manifeste qu’un jour sur deux au Québec mais il est là quand même (restons positif).
Cet été je veux vous gâter. Des idées d’article j’en ai plein…mais je veux vous donner plus de constance parce que je vous le doit.
Cela fait maintenant plus d’un an que Melissa et moi-même avons créé cette plateforme, et le support qu’on a reçu est incroyable.
Cet été ce n’est que vous et moi! Mélissa est en stage au Togo et ne reviendra pas avant la fin de l’été!
Donc cet été je serai toute seule sur la plateforme…ou pas?
J’y ai longuement réfléchi et je me suis dit que cet été j’aimerais vous entendre. Oui vous, oui toi. Toi qui lit cet article-là!
On a créé cette plateforme pour pouvoir partager notre expérience en tant que femme noire vivant à Montréal. Vous avez été beaucoup à nous écrire pour nous dire à quel point vous vous identifiez à ce que nous écrivons…je pense qu’il est grand temps de vous passer le mic non?

C’est pour cela que cet été je laisse la plateforme ouverte. À toutes les filles noires, de la province, la parole est maintenant à vous. À partir d’aujourd’hui jusqu’à la fête du travail j’accepte les articles, en français et en anglais!

Tous ce que vous avez à faire c’est d’écrire un article, 300 mots ou plus et l’envoyer à notre adresse courriel : fromasista@gmail.com et je vous laisserai savoir si votre article a été sélectionné pour être publier sur le blog!
Évidement vous pouvez nous contacter par Facebook ou par courriel si vous avez des questions!

Et si votre article ne se fait pas sélectionner soyez sans crainte! Je vous donnerai les raisons précises pour lesquelles votre article n’a pas été pris et vous pourrez toujours réajuster le tire! Il n’y a pas de limite au nombre de fois que vous pouvez soumettre un article!

J’espère que vous participerez en grand nombre! La plateforme sera ouverte jusqu’au premier septembre! Êtes-vous prêtes? Un,…deux…trois…ÉCRIVEZ!

From a sista,
Beckybeckboo
Outta love

 

 

 

Hi everyone!

Summer is finally here!….well here in Quebec it is summer only once every 2 days but it still is summer (let’s stay positive)
This summer I want to spoil you sistas! I have plenty of ideas for articles….but I want to give you consistency this summer you deserves it, I owe it to you.
It has been now more than a year since Melissa and I created this platform. And the support that we received from all of you has been incredible.
This summer it will just be you and I! Melissa is in Togo and won’t come back until the end of the summer.
That is why it will just be me and you girls for the summer…or maybe it won’t?

I have been thinking about this for a long time now and I think that it is time for your voices to be heard. Yes I am talking about you, who is reading this right now, you!
We created this platform in the first place to be able to share our daily experiences as black girls living in Montreal. A lot of you contacted us just to tell us how much you related to the article we shared…I think it is time that we hand you the mic.
This is why I will let the platform open this summer. To every black girls in the province of Quebec, we want to hear you. Starting today until Labor Day, I will accept articles from you, in French or in English!

All you have to do is send an article of at least 300 words to our email address: fromasista@gmail.com , then I will let you know if your article has been chosen to be published in our blog!
If you have any question about the process feel free to contact us through Facebook or email!
And if your article is not chosen, do not worry! I will always give you the reason why it has not been chosen and you can always change it and submit it again! You can submit an article as many time as you want there is no limit!

I hope that a lot of you will participate! The platform is yours until September first! Are you ready? One…two…three…WRITE!

From a sista,
Beckybeckboo
Outta love